Daniel Villanova
Daniel Villanova est un humoriste, acteur et auteur dramatique français. Né le 3 février 1953 à Pézenas dans l'Hérault, il vit aujourd'hui à Montpellier.
Après une carrière de six ans dans différents théâtres parisiens, où il joue notamment dans *Cyrano de Bergerac*, *La Mouette* et *Mère courage*, Daniel Villanova décide de se lancer dans la production de ses propres spectacles en solo. Il crée ainsi *Entrez sans frapper*, qui lui vaut plusieurs prix, dont le Prix du Meilleur Spectacle et le Prix de l'Humour au Festival de Café-Théâtre de Liège en 1985. Il reçoit également le Grand Prix du Festival d'Humour des Ménuires en 1984 et le 2e Prix du One-man-Show au Festival du Théâtre Court d'Arles la même année.
Fidèle à sa démarche de fantaisiste, Daniel Villanova crée des personnages hauts en couleur, souvent inspirés de sa région natale, le Languedoc. Il interprète une galerie de personnages masculins et féminins, et ses spectacles sont ancrés dans le quotidien, avec une touche de burlesque.
En 1988, il collabore avec l'imitateur Christian Ortuno pour créer *Les dieux sont tombés sur la tête*, une suite de sketches où ses personnages locaux se confrontent aux célébrités interprétées par son comparse. En 1990, il présente à Montpellier un spectacle de chansons axé sur l'actualité politique, *Tout doit disparaître*, suivi de *La Corde folle*, qui connaît un grand succès avec plus de mille représentations à travers le Languedoc.
Daniel Villanova a également écrit et interprété plusieurs pièces de théâtre, dont *Le Grand bluff* (1992), un réquisitoire contre le racisme et la xénophobie, et *Maestro (Une corrida goyesque)* (1994), une comédie satirique écrite en collaboration avec Doux-Douille et Daniel Gros. Il a également créé une tétralogie intitulée *Les Quatre saisons*, avec *L'Automne* (1999), *L'Hiver* (2002), *Le Printemps* (2005) et *L'Été* (2009).
En tant qu'auteur et interprète, Daniel Villanova a développé un style théâtral unique, qu'il qualifie de "comico-maquisard". Il utilise le rire comme un instrument de résistance et d'émancipation intellectuelle, s'opposant à une société qu'il perçoit comme déshumanisante et inégalitaire.
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