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"Ariel Posen"
"Ariel Posen"
"Ariel Posen"

"Ariel Posen"

Backstage By The Mill

92, boulevard de ClichyParis 18 (75018)

Pour Ariel Posen, composer et jouer de la guitare forment un tout indissociable. Depuis une décennie, il relie ces deux pratiques en alternant collaborations prestigieuses — de John Mayer à Tom Jones — et albums solo nourris de mélodies et de récits personnels. Cette double activité nourrit une carrière dense, jalonnée de passages au Crossroads Guitar Festival, d’un modèle signature chez Fender et d’une voix qui rivalise avec la puissance de son jeu.

Son dernier disque, « Bannatyne », puise directement à la source. Nommé d’après une rue de Winnipeg, sa ville natale, l’album invite à revisiter le passé pour mieux habiter le présent. Les douze titres mêlent riffs massifs et rythmes nerveux, clin d’œil au rock des années 1990, tout en conservant les grooves syncopés et les textures inattendues qui caractérisent son travail. Entre l’énergie brute des concerts — salués par Rolling Stone — et le soin apporté à l’écriture, le disque dresse le portrait d’un musicien en mouvement, fidèle à ses racines tout en cherchant de nouveaux horizons.

Cette quête de renouveau se poursuit depuis « How Long » (2019), où se dessine déjà un mélange de rock & roll soulful, de R&B et d’Americana. Les opus suivants, « Headway » et « Reasons Why », ont élargi cette palette, tandis que le projet « Mile End » mettait en lumière une trilogie d’instrumentaux improvisés. Sur « Bannatyne », de nouveaux territoires sont explorés grâce à des invités comme City and Colour (« Empty-Handed ») et Kathleen Edwards (« More Me With You »). Des morceaux comme « Future Present Tense » célèbrent l’instant présent à travers harmonies superposées et saturations de guitare.

Accordages alternatifs, chant nuancé et textes sur les lieux que l’on quitte : Posen, éternel nomade, affine son identité sonore. « Chaque album me permet d’en apprendre un peu plus sur moi-même, confie-t-il. Je ne suis ni seulement auteur-compositeur ni seulement guitariste ; je suis les deux. Je réunis ces univers et je penche d’un côté ou de l’autre selon l’envie. Pour “Bannatyne”, je voulais quelque chose de plus brut, moins lisse. Je me suis fié à ce qui sonnait juste, sans chercher la perfection. »