Ciné-concert Boris Barnet - La maison de la rue Troubnaïa

France - Paris - Paris 05 panthéon (75005)
18013 LE FILM

Une jeune provinciale prénommée Parania débarque à Moscou et rencontre un jeune homme de son village. Il l'amène dans son immeuble, celui de la rue Troubnaïa. Un des habitants de cet immeuble, le coiffeur Golikov, devinant la proie idéale, l’embauche et l’exploite aussitôt sans scrupule tant à la maison que dans son salon de coiffure. Mais la déléguée syndicale Fénia veille et syndique Parania…

Ce film burlesque et poétique, qui emprunte ses personnages à Gogol et quelques éléments au cirque russe, devait servir de propagande en faveur des élections au Soviet de la ville de Moscou. Il est aussi difficile de s’en rendre compte aujourd’hui qu’à la sortie du film en 1928…

« La maison de la rue Troubnaïa » est reconnu comme l’un des chefs d’œuvre de Boris Barnet. Huit dizaines d’années passées le film n’a rien perdu ni de son charme, ni de sa légèreté, ni de son humour.

LA MUSIQUE

La rythmique, l’esthétique et l’ambiance du muet représentent souvent une matière riche et passionnante pour des musiciens. Nous avons eu un véritable coup de cœur pour ce film et nous avions été saisis par l’envie de le partager avec le public. Notre conception de l’accompagnement d’un film muet ne le réduit pas à un simple soutien musical de ce qui se passe à l’écran, et nous proposons aujourd’hui à « La maison de la rue Troubnaïa » la création d’une véritable bande originale où la musique chorégraphie l’image et en ouvre le sens.

Il est évident qu’en 2007 nous ne regardons pas un film de 1928 de la même façon qu’à l’époque de sa création et il y aurait peu d’intérêt à tenter de reproduire ce qui aurait pu être la musique de ce film il y a 80 ans.

Néanmoins, pouvons-nous ignorer la polychromie du paysage musical de la Russie d’après la Révolution ? Le romantisme n’est pas encore oublié ; la romance classique est toujours populaire ; les couplets du style des Boulevards sont largement appréciés chez les « nepman » ; la chanson « odessite », qui puise ses origines dans le folklore yiddish, anime les soirées de certains cercles des capitales ; les airs folkloriques authentiques remontent dans les villes avec l’exode rural, vierges des influences de la mode ; les marches optimistes des soviets envahissent les rues ; le chant révolutionnaire essaie de couvrir le bruit des usines ; et tout cela se reflète de façon surprenante dans la musique avant-gardiste de compositeurs-maîtres comme Stravinski, Prokofiev, Liatochinski ou Tchérepnine joués dans les salles de concerts…
Nous voulons aujourd’hui de nous inspirer de la richesse de cette ambiance musicale pour accompagner le chef-d’œuvre de Boris Barnet. Notre musique donnera « à entendre » cette époque mais détournera régulièrement le spectateur-auditeur vers des sonorités qui lui seront plus contemporaines.

De plus, la présence de l’esprit de cirque, très important dans l’œuvre de Barnet, trouvera nécessairement son reflet dans la musique.

L’écriture musicale sera destinée à deux instruments principaux – le violon et le piano. Un violon électrique, un orgue Farfisa et quelques accessoires musicaux seront eux aussi intégrés dans la partition originale.

VADIM SHER
Compositeur, pianiste

Vadim Sher est né en 1973 à Tallinn (Estonie). Il a fait ses études à l’Ecole Supérieure de Musique Moussorgski à Saint-Pétersbourg, en Russie.

Depuis 1993 il vit et travaille en France. Il crée les parties musicales de nombreux spectacles de théâtre (entre autres Cabaret Citrouille et Varietà d’ Achille Tonic, alias Shirley & Dino, L’histoire de Sonietchka de Marina Tsvétaéva, mise en scène de Youlia Zimina, Cabaret Céleste d'après Noëlle Renaude, mise en scène de Christian Germain, Le doigt sur la plaie d’après Jules Laforgue, mise en scène de Christian Peythieux, Chez Marcel - Cabaret Proust, mise en scène de Jean-Michel Vier)...

Il prend en charge la direction musicale d'acteurs auprès de metteurs en scène comme Matthias Langhoff ou Lisa Wurmser, donne des concerts de musique de chambre et de folklore des Pays d’Europe de l’Est avec le violoniste Dimitri Artemenko et travaille en tant que compositeur de musiques de films (L’étrangère de Jean-François Ferrillon, France, 2001 ; Loin de Sunset boulevard de Igor Minaiev, France – Russie, 2005, Médaille d'Or pour la musique au Park City Film Music Festival, USA ; Yarik de Proekt MY, Russie, 2006 ; Cabaret Paradis de Corinne et Gilles Benizio, France, 2006, (compositeur additionnel).

DIMITRI ARTEMENKO
Compositeur, violoniste

Dimitri Artemenko est un musicien à multiples facettes - à la fois classique, rock, musique improvisée, compositeur, tout en gardant le goût des mélanges et univers variés.

Né également à Tallinn à l'heure de l'Union Soviétique et ayant reçu là-bas une éducation classique, il vient a Paris en 1992 pour étudier le violon sous la direction de Serge Pérévozov et la musique de chambre avec Berry Hayward. La même année il est invité par la Fondation Yehudi Menuhin au Festival de Reims.

Après avoir participé a plusieurs enregistrements de disques (entre autres avec et pour Berry Hayward Consort, Gilles Chauvet, September Song, Johan Asherton, Claude Challe), avoir joué et composé pour le théâtre (Koumpania Zelwer ; L’Histoire de Soniétchka et Le Kaddish mises en scène par Julia Zimina) et le cinéma (Cadeau de Babadi de Louis Marques ; Les Caribans de Denys Granier-Deferre, en qualité d’interprète), Dimitri Artemenko s'occupe maintenant de la direction musicale des groupes The String Factory, Ivernia, Suffimento, The Red Rag et Lucanophile et continue a jouer avec plusieurs formations dans des styles toujours très divers.

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Contacts

Association MUSARDS
Vadim SHER
14, rue de l'Abbé de l'Epée
75005 Paris
01 46 33 66 62 / 06 15 44 52 48
musards-arobase-club-internet.fr

 

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Date dernière modification

18/08/2009

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