20546 Traditionnellement à Versailles, le mois de juin est dédié à Molière.
La Compagnie l’Air de Rien propose Le Festival Molière Off : une programmation originale et contemporaine pour fêter dignement Jean-Baptiste Poquelin et toutes les formes d’expression théâtrale. Rendez-vous au théâtre du lycée Notre-Dame du Grandchamp !
Quatre pièces, quatre dates

Le Misanthrope
Molière
Mise en scène Guillaume de Moura, assisté de Sandrine Belliard
Paris 16ème, Neuilly, ou Saint-Germain. Soirées branchées pour élite pipolisée. Tout ce petit monde se côtoie, donne son avis sur tout, ancré dans les codes et les règles du paraître. Les masques sont légion, cachant la vérité sous des faux états d’âme. Au milieu, Alceste. Il navigue dans ce milieu qui ne lui ressemble pas, rêvant de sincérité et d’amour. De l’amour de Célimène, la plus branchée, la plus masquée… De Molière à aujourd’hui, la société du paraître n’a pas changé. Encore une fois, Molière, grâce à l’universalité de ses propos, n’a pas pris une ride. Qui se cachent derrière les masques ?
26 juin, 20h.

36
Création et mise en scène de Marie-Laure Girard et Céline Pernas
Sur scène, deux comédiennes. Dans un jeu de miroir et de résonances, elles évoquent l’Espagne meurtrie du peuple déchiré de la guerre civile à travers les textes d’auteurs espagnols et de personnalités chérissant l’Espagne. 36 s’interroge sur une page sombre de l’histoire européenne, mettant en scène différentes formes d’expression, dans un équilibre subtil des corps et de la voix. Un tableau vivant qui met en scène l’âme humaine face à ses interrogations et ses contradictions. Avec, au bout du chemin, l’espoir de la lumière.
27 juin, 20h

Le diable en partage
Fabrice Melquiot
Mise en scène Lise Quet
Lorko est Serbe, Elma est Croate. Mariés et heureux, ils vivent avec la famille de Lorko. Lorsque la guerre éclate, Lorko, enrôlé de force dans la milice serbe, déserte et s’exile en France. La famille, restée au pays, se déchire… Comment des êtres humains réagissent-ils face à l’horreur de la guerre ? Comment chacun trouve son propre chemin pour y échapper ? Et comment fait-on pour se reconstruire après ? Grâce à un texte très fort et une mise en scène sobre, Le diable en partage touche chacun au plus intime et invite à l’espoir, à la rage d’y croire encore, malgré tout.
28 juin, 20h.

L’éveil du printemps
Frank Wedekind
Mise en scène Clémence Carayol
Moritz, Melchior, Wendla et les autres : jeunes adolescents, tous tentent de s’éveiller à la vie dans une Allemagne pudibonde. Difficile pourtant la découverte des autres et de soi-même, de l’amour, des premiers émois, des premières fois…, lorsque la morale, les non-dits et les tabous sont la règle. Mais l’envie de vivre est viscérale… Avec modernité, la pièce, pourtant écrite au XIXème, bouscule et dérange, et nous renvoie à aujourd’hui, en nous interrogeant sur nos propres tabous, nos propres zones d’ombre, mais aussi nos fantasmes et nos rêves.
29 juin, 20h.

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