Les trois rêves de monsieur scroodge d'après charles dickens
France - Paris - Paris 10 (75010)
Masques et marionnettes Tous publics
( Ã partir de 7 ans )
Durée 1 heure
D'après "Christmas carol" de Charles Dickens
Adaptation et dialogues :
Alain Blanchard
Mise en scène:
Sylvain Blanchard
Avec :
Jérôme Soufflet
Juliette Prillard
Julien Blanchard
Masques et marionnettes:
Juliette Prillard
Construction du Décor:
Nicolas Blanchard
« Figaroscope »
Les trois rêves de Monsieur Scroodge"
Les trois coups sont frappés, nous sommes au théâtre, un théâtre populaire bâti avec les moyens du bord : un rideau rouge tenu par des épingles, deux cintres supportant vieux costumes et masques, une table ordinaire. Dans ce théâtre de fortune, deux acteurs, une jeune femme et son compère, nous embarquent, sur quelques accords de guitare, au coeur d’un mélodrame inspiré librement d’un roman de Dickens. Sous nos yeux, ils quittent leur tenue de ville et entrent dans la peau de deux misérables personnages : M. Scroodge, avare au teint cireux qui fête chichement son 82e anniversaire, le soir de Noël, et son dévoué associé et neveu, père d’un enfant handicapé agonisant. A eux deux, ils incarnent la laideur, l’avarice, la servilité, la peur. Tels deux plongeurs en apnée, ils n’hésitent pas à tomber le masque pour reprendre auprès du public quelques forces avant de replonger dans leur histoire. Une histoire qui vaut le coup d’être évoquée puisqu’elle se termine par un happy end : la rédemption d’un vieil homme détestable. M. Scroodge, en cette nuit singulière, est visité par trois esprits de Noël (celui du passé, du présent et du futur) qui réveillent sa conscience. Catapulté à travers le temps, il retourne en enfance, croise le fantôme gracieux de sa petite soeur qu’il n’a pas su sauver, se métamorphose en mouche, témoin d’une misère qu’il ne veut ni voir ni entendre et découvre son cadavre reposant dans un cercueil. Tour à tour, marionnettistes, mimes, conteurs, les deux acteurs évoquent les moments les plus cruciaux d’une vie peu enviable. Ils en dénouent les noeuds et en font jaillir l’étincelle qui semblait éteinte.
CRITIQUE. Quel théâtre ! Mélodramatique, comique, poétique, tendre, effrayant. Les deux acteurs ne s’enferment jamais dans un registre précis. Avec une énergie contagieuse, ils jouent à tout, avec des marionnettes bouleversantes de beauté, avec des masques grotesques, avec des objets, avec leurs corps, leurs voix, l’espace et la musique. Tels des ambassadeurs d’un théâtre complet et ludique, ils libèrent petits et grands des misères quotidiennes.
Dominique DUTHUIT
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« Le Monde »
Monsieur Scroodge est un vieil homme avare et dur, qui fait trimer sans scrupules son pauvre neveu chargé de famille. Jusqu'à ce qu'il reçoive la visite inattendue d'un fantôme, le soir de Noël... Une libre adaptation du conte Christmas Carol de Charles Dickens : telle est la nouvelle proposition de la très prolifique et généreuse compagnie La Fabrique des arts d'à côté (laquelle nous a récemment offert le jubilant Mais pourquoi rentres-tu si tard ?). Leur nouveau spectacle, d'un style tout différent puisqu'il fait appel aux masques et aux marionnettes, procure pourtant le même plaisir : est-ce le charme persistant de Dickens, le talent comique des deux comédiens, la critique sociale et l'humour distancié du texte ? A moins que ce ne soit l'ensemble ?
Oriane Charpenti
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