On peut peindre sans pinceau, sans couleur, sans amour, sans passion, sans principe.Mais pas sans sa chair.
C’est un peu ça qui se dégage à la vision des tableaux de Patrick Deworme.
Il reste une odeur de combat. Puisqu’on ne peint pas l’air, on le brûle et rien n’est épargné.
Boursouflure, empâtement, déchirure, brûlure, la lutte ne laisse rien. Les blessures sont là, déposées, exposées.
L’abstraction n’existe pas. Une plume est une plume, un citron est un citron, un trou est un trou. Toujours direct. Comme ces rêves adolescents qui remontent inlassablement à la surface. On les épouse, ils nous frappent, on les écrase, ils nous adoucissent.
Dans ce contexte de sérénité rude et sèche à la fois, Patrick Deworme peint la vie d’un gamin, celle d’un pieux, celle d’un perdu, celle d’un amoureux, celle d’une rencontre, celle d’un échange, celle d’un poète, celle de l’étrange, celle d’un cri, celle d’un mieux, celle d’un mort, celle d’un vieux.
L’illusion, c’est peut–être pouvoir se permettre cela.
Le bonheur existe ici–bas.
Martin Winance (Texte écrit pour l'exposition "L'illusion du bonheur")
Contacter l'auteur de l'annonce
Contacts
Patrick Deworme
10, rue de la Brasserie
7812 Ligne
0032(0)68/45.68.58






